CHU de Yopougon

ABIDJAN

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Extraits des rapports de stages

Gynéco-obstétrique / Chirurgie pédiatrique / Conclusions / Conseils pratiques
DESCRIPTION

Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Yopougon est le plus récent des trois CHU que compte la ville d'Abidjan,la capitale économique de la Côte d'ivoire. Il accueille des patients depuis 1990. Hôpital moderne , il est divisé en trois grands blocs dont le bloc "mère-enfant" dans lequel sont regroupés les services de gynécologie-obstétrique, de pédiatrie médicale, de néonatologie et de chirurgie pédiatrique.
Les autres services tels que la médecine interne , la chirurgie générale , l' imagerie , la neurologie sont répartis dans les deux autres grands blocs.

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GYNECOLOGIE-OBSTETRIQUE

Les consultations

On distingue les consultations sur rendez-vous , la consultation publique " tout-venant", les consultations de planification familiale (PF), les séances d'échographie. Les consultations concernent le suivi des grossesses et la prise en charge des pathologies liées à la grossesse et pouvant être prises en charge en externe, les affections gynécologiques et sénologiques.

Nous avons remarqué que les infections génitales hautes et basses sont très fréquentes et sont la cause principale des grossesses extra-utérines et des problèmes d'infertilité. Contrairement à ce qui se passe en Belgique, les consultations de dépistage en routine des cancers du col et du sein ne sont pas encore une habitude.

La particulanté des consultations des " tout-venant" est qu'elle permettent aux femmes d'être vues par un médecin sans rendez-vous. Les premières anrivées sont les premières reçues. Cette consultation concerne en général les problèmes semi urgents qui ne peuvent pas attendre un vrai rendez-vous et qui ne sont pas graves au point de nécessiter des soins d'urgence ; mais y sont aussi reçues les patientes qui n'ont pas de médecin habituel , ou qui viennent pour la première fois.

Les consultations de PF reçoivent les femmes en post-partum tardif ( quatre semaines après leur accouchement en général) , ou en post-abortum ( deux semaines) , les femmes qui désirent une contraception et les femmes ( ou les couples) souffrant d'un problème d'infertilité ou d'hypofertilité.Au cours de ces consultations, les femmes reçoivent un enseignement en groupe sur les bienfaits de la contraception et de l'espacement des naissances , et sur les différents moyens de contraception existants et ceux disponibles au CHU. Ces informations sont données à partir d'un film vidéo suivi d'une discussion avec un médecin et une sage-femme avec échange de questions et de réponses. Ensuite, chaque femme est examinée et prise en charge de façon personnalisée. Elles bénéficient aussi d'un suivi dans le temps (counseling).

Tous les jours de la semaine , un médecin fait des échographies. Il reçoit les femmes qui ont un rendez-vous , les patientes hospitalisées et certaines patientes des urgences. Nous avons remarqué que très peu de femmes enceintes font les trois séances d'échographie recommandées ( à 12 , 22 , et 32 semaines). En général , elles se présentent au troisième trimestre de leur grossesse .

Les consultations ont été un très bon moyen pour acquérir les gestes cliniques permettant de faire un bon examen gynécologique et celui d'une femme enceinte. Ce sont des moments privilégiés de dialogues au cours desquels nous pouvons apprendre beaucoup sur les problèmes que les femmes ivoiriennes jeunes et moins jeunes rencontrent en matière de sexualité et de reproduction.

La salle d'accouchements

Les problèmes gynécologiques et obstétricaux urgents sont pris en charge au niveau de la salle d'accouchements. Mis à part les accouchements normaux, les femmes qui arrivent présentent le plus souvent des problèmes tels que des GEU (presque toujours avec hémorragie péritonéale) , des avortements spontanés ou provoqués ( avec des complications) , des complications d'infections pelviennes (par exemple les abcès tubo-ovariens) , des grossesses compliquées par des pré-éclampsies , ou des crises de paludisme , des accouchements compliqués (HTA , DPPNI, placenta praevia....)

Une équipe de médecins et de sages femmes est présente 24h/24 et 7 jours /7.

La salle d'accouchements est pratiquement tout le temps en effervescence. Les patientes sont très nombreuses et parfois elles doivent partager les lits de la salle de travail , de la salle de gynécologie et de la salle de suites de couches. Les accouchements se succèdent alors à un rythme soutenu. Il y règne une ambiance très spéciale où se mèlent les cris des femmes en travail (la péridurale n'est pas disponible) , ceux des femmes qui accouchent encouragées par les sages-femmes et les médecins, et les premiers vagissements des nouveau-nés. Il y a un va et vient quasi incessant des aides soignantes qui nettoient les différentes salles , des brancardiers qui transportent les parturientes , des sages-femmes qui pèsent et mesurent les bébés , des étudiants en médecine stagiaires qui réalisent les soins infirmiers, des médecins qui vont d'une malade à l'autre pour les examiner, ou pour faire un accouchement difficile ou qui se rendent ou viennent du bloc opératoire.

C'est au cours de ces heures mouvementées passées en salle d'accouchement que nous avons appris à suivre les différentes étapes du travail , que nous avons participé à des accouchements et que nous avons appris à suturer des épisiotomies.

Il y a eu des moments où la peine a côtoyé la joie des naissances, lorsqu'une parturiente perdait son enfant ou lorsque l'équipe perdait une patiente.

Les nouvelles accouchées sont admises en hospitalisation (pour un séjour de trois jours) , ou renvoyées chez elles quelques heures après leur accouchement quand il n'y a plus de lits disponibles et qu' aucune anomalie du post-partum immédiat n'a été décelée.

Le bloc opératoire

Le service de gynécologie-obstétrique possède son propre bloc opératoire composé de deux salles d'opération, d'une salle de préparation des malades et d'une salle de réveil.

Les opérations en urgence et celles des programmes opératoires y sont réalisées.

Nous avons pu participer à plusieurs opérations chirurgicales , électives ou en urgence , en tant qu'aide du chirurgien. Les plus fréquentes sont bien sûr les césariennes ,mais il y a aussi beaucoup de GEU rompues et de restes d'avortements. Les patientes peuvent aussi bénéficier d'une chirurgie par laparoscopie.

Malheureusement, les programmes opératoires n'étaient pas très denses car le matériel pour opérer faisait défaut et ce qui était disponible était réservé en priorité aux opérations d'urgence.

Lorsque le chirurgien opère , il doit être doublement attentif pour ne pas se blesser ou blesser ses coéquipiers car les sérologies VIH ne sont pas réalisées systématiquement chez les patientes et la population ivoirienne est gravement concernée par le problème du SIDA. En effet, au moins 10% de la population est séropositive.

L 'hospitalisation

Trois unités d'hospitalisation accueillent des malades : l'unité de gynécologie , et les deux unités d'obstétrique. Chacune de ces unités possède trente lits , ce qui fait une capacité d'accueil de quatre-vingt dix lits.

Les patientes hospitalisées dans les unités d'obstétrique, sont soit en période de post partum, soit en surveillance post opératoire ( césarienne) , soit présentent des complications de leurs grossesse par exemple une HTA, une crise de paludisme, un RCIU, une RPM...

Dans l'unité de gynécologie , nous retrouvons le plus souvent des patientes avec des infections (salpingites) ou des problèmes liés aux avortements spontanés et provoqués.

Nous avons beaucoup apprécié l'organisation des visites aux malades: en effet , les visiteurs empruntent un couloir extérieur qui donne accès aux chambres et qui est différent du couloir intérieur utilisé par le personnel soignant. Les couloirs ne sont jamais encombrés , l'hygiène est respectée et une meilleure surveillance des allées et venues à l'intérieur des unités est possible. Nous retrouvons cette organisation dans tous les services du CHU.

L 'enseignement

Le CHU a aussi une vocation d'enseignement et nous retrouvons des étudiants en stage dans beaucoup de services. Le service de Gynécologie-Obstétrique accueille des étudiants en médecine de cinquième année et de dernière année.

Les étudiants en cinquième année assurent le suivi quotidien des hospitalisées et prodiguent les soins infirmiers dans la salle d'accouchement pendant leurs gardes. Ils sont pris en charge par des médecins et porfesseurs du service qui leur donnent des cours pratiques ( sur mannequin) et complètent la formation théorique dispensée à l'université.

Les étudiants en septième année qui préparent leur examen final assistent aux consultations et s'entraînent à présenter des malades sous la supervision d'un médecin.

La recherche

Des études sont fréquemment réalisées dans le service. Par exemple , pendant mon stage ,une étude pour la diminution de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et une étude sur les causes des avortements provoqués chez les adolescentes étaient en cours.

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CHIRURGIE PEDIATRIQUE

En Côte d'Ivoire, la chirurgie pédiatrique est une spécialité à part entière avec un programme de formation propre depuis quelques années seulement. Le service de chirurgie pédiatrique prend en charge les enfants de moins de quinze ans et est divisée en une unité de chirurgie viscérale et une unité de chirurgie orthopédique.

Le recrutement des patients se fait par le biais des consultations, par celui du service d'urgences, et plus rarement par la pédiatrie médicale.

Les pathologies rencontrées sont très variées et les malformations et traumatismes occupent une place très importante.

Les consultations

Les consultations permettent d'une part de poser et de discuter une indication opératoire face à un problème que présente un enfant , et d'autre part d'assurer un suivi des petits patients déjà traités. Les bébés que les parents amènent à la consultations présentent très souvent une malformation comme par exemple une imperforation anale , un hypospadias , une fente labio-palatine , un pied bot Il y a aussi beaucoup de hernies ombilicales ou inguinales. Si l'opération est envisagée, l'enfant est aussi adressé à une consultation d'anesthésiologie.

En ce qui concerne les enfants déjà opérés , la consultation est l'occasion de refaire un pansement , de regarder une radiographie de contrôle, de faire des dilatations anales post cure chirurgicale d'une malformation ano-rectale....

Le service des urgences

Les urgences chirurgicales pédiatriques partagent un même local avec les urgences chirurgicales adultes. Le plus souvent , ce sont des enfants traumatisés qui sont amenés par leurs parents (accidents de la voie publique, accidents domestiques , accidents à l'école..).

Les pathologies digestives sont dominées par les syndromes appendiculaires, les complication d'une typhoïde et les péritonites.

Les enfants sont reçus par des étudiants en médecine en stage . Ils doivent faire l'anamnèse et l'examen clinique et ensuite présenter le cas au chirurgien.

Les fractures simples qui nécessitent seulement la pose d'un plâtre et les petits traumatismes qui sont résolus par quelques points de sutures sont gérés dans la salle d'urgences même.

Les autres enfants sont hospitalisés dans les différents services soit pour un traitement médical (par exemple une traction pour une fracture de la diaphyse fémorale) , soit pour une mise en observation (par exemple pour un syndrome appendiculaîre frustre) , soit parce qu'ils ne peuvent pas être opérés tout de suite. En effet, la salle d'opération des urgences et l'équipe de garde composée d'un anesthésiste et d'un infirmier "panseur " est partagée avec le service de chirurgie adulte et l'enfant devra attendre si elle est occupée. Le service de réanimation peut être une escale salvatrice pour des enfants dans un état très préoccupant.

L'ambiance sans ce local d'urgences chirurgicales est lourde. Il y règne une odeur forte malgré la climatisation. Les patients sont couchés sur des brancards, sur la banquette contre les murs ou parfois à même le sol. Ils sont habituellement accompagnés d'un ou plusieurs proches. Leur présence est importante car très souvent, il faut que l'un d'eux aille dans une pharmacie en dehors du CHU pour acheter une partie du matériel nécessaire au traitement (par exemple du jersey ou du coton pour faire un plâtre) , le reste étant disponible à la pharmacie de l'hôpital.

L 'hospitalisation

Chacune des deux unités d'hospitalisation comprend trente lits , ce qui fait une capacité d'accueil de soixante lits. En pratique , quelques lits de l'unité d'orthopédie sont cédés au service d'ORL.

Les chambres et les couloirs sont égayés par des dessins d'enfants et des guirlandes. Les plus petits occupent des berceaux tandis que les plus grands sont dans des lits d'adultes.

Dans l'unité de chirurgie viscérale , nous retrouvons les enfants en attente d'être opérés ou en observation (par exemple un enfant présentant un syndrome appendiculaire) et ceux qui sont en séjour post-opératoîre.

Dans l'unité d'orthopédie pédiatrique , en plus des enfants qui attendent d'être opérés et de ceux qui sont en surveillance post-opératoire , nous retrouvons des enfants en traitement orthopédique simple , par exemple une mise en traction d'un membre.

De nombreux enfants victimes d'un accident de la voie publique souffrant d'une fracture de la diaphyse fémorale sont traités par une mise en traction grâce à un poids lié à l'extémité inférieure du membre fracturé. Ce poids est parfois composé de flacons de sérums glucosés mis ensembles à défaut de véritables poids ; les enfants sont maintenus attachés à leur lit par un corset qui les enveloppe au niveau du thorax et qui est en même temps relié au lit.

Les soins ordonnés par les médecins lors des visites quotidiennes sont assurés par des infirmiers et des aides soignants. Comme dans le service de gynécologie-obstétrique , les observations quotidiennes sont réalisées par les étudiants en médecine de cinquième année qui sont en stage dans le service.

Les chambres remplies d'enfants sont très animées par leurs rires et leurs discussions. Mais le passage des médecins ou des infirmiers provoque très souvent des pleurs et des cris quand il faut refaire un pansement ou remettre une traction en bonne position.

Chaque samedi , la grande visite de tous les patients hospitalisés se fait sous la direction du chef de service. Les médecins présentent les cas et les dossiers sont discutés au pied du malade.

La salle d'opération

La chirurgie pédiatrique possède sa propre salle d'opération parmi les cinq salles que compte le grand bloc opératoire. Une équipe composée d'un anesthésiste (ou d'un infirmier anesthésiste ) , d'un panseur et d'un instrumentiste lui est attribuée. Les deux salles de réveil et de préparation des malades sont partagées par toutes les spécialités opérant au grand bloc opératoire.

Les équipes de chirurgiens se relaient pour exécuter les programmes opératoires. Les semaines ne se ressemblent pas : les programmes sont en général assez chargés mais il nous est arrivé de n'avoir qu'un seul patient à opérer pour la journée

Nous avons passé une grosse partie de notre temps en salle d'opération et ainsi nous avons eu l'occasion d'être initié aux gestes chirurgicaux (par exemple l'utilisation du bistouri , des différentes pinces, des ciseaux , l'exécution des points et des noeuds....)

Il arrive très souvent que les chirurgiens doivent attendre un certain moment entre deux patients , cela laisse le temps pour rédiger le compte rendu opératoire , mais quand cette attente est longue beaucoup de temps est ainsi perdu.

Une autre difficulté que les chirurgiens rencontrent tous les jours est la vétusté et le manque de matériel pour opérer. Par exemple, il est très fréquent que le chirurgien fournisse lui même une partie des fils nécessaires à l'opération. Autre exemple , la seule façon de vérifier si un matériel d'enclouage a été correctement placé est la radiographie de contrôle post opératoire car il n'y a pas de moyen de faire de contrôle en per opératoire .

L 'enseignement

Comme dit précédemment, le service de chirurgie pédiatrique reçoit et encadre des stagiaires en médecine. Il s'agit d'étudiants de cinquième et septième années. Des cours théoriques complémentaires à ceux donnés à la faculté sont dispensés par les médecins et professeurs du service.

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CONCLUSIONS

Notre expérience au CHU de Yopougon a été enrichissante à tous points de vue. La position de stagiaire est une occasion privilégiée et unique pour observer les gens et les situations.

Il y a toutefois trois difficultés majeures pour l'étudiant en médecine qui vient d'Europe :

le cout des examens et des traitements : en Côte d'Ivoire , il n'existe pas de système de sécunté sociale comme en Belgique; certains patients ont une assurance privée ou bénéficient d'une prise en charge de leur employeur. Mais beaucoup de malades n'ont pas ces facilités et ont des revenus faibles. Ce problème oblige le médecin à adapter les examens complémentaires et les traitements en fonction de la bourse du patient. Devoir limiter très fort ses investigations paracliniques oblige le médecin à pousser ses recherches cliniques au maximum et cela est une bonne chose , mais c'est parfois frustrant de ne pas pouvoir aller aller "jusqu'au bout" pour confirmer un diagnostic ou appliquer un traitement.

Ce qui frappera de façon positive le visiteur est la patience, la confiance aveugle, la soumission, l'obéissance et la reconnaissance des patients vis à vis des médecins. Les malades et leurs familles sont souvent résignés face à la maladie. En effet , le destin et la fatalité ou la maladie en tant que résultat de l'action de puissances négatives sont des notions omniprésentes.

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CONSEILS PRATIQUES

Logement

Si vous ne connaissez personne à Abidjan, vous pouvez téléphoner au Collège ND d'Afrique où l'ambiance est très sympathique. Le Frère Claude pourra vous dépanner pour quelques nuits : chambres climatisées à 2000 cfa par nuit et on peut y prendre les repas. Pour y arriver, il faut prendre un taxi à l'aéroport et demander le collège Notre Dame d'Afrique à BIETRY (important de préciser!).

Une autre possibilité est d'obtenir ou de sous-louer une chambre à l'internat de l'INFAS (école d'infirmiers sur le site de l'hôpital de Treichville) pendant les stages de terrain des infirmières. Nous avons payé 20.000 cfa pour un mois pour une chambre à 4 lits. On peut y prendre les repas.

Il est également possible de loger à l'internat des médecins au sein de l'enceinte hospitalière (Treichville)

Enfin, il existe une association Belgique-Côte d'Ivoire (ABCI) qui peut vous aider à l'arrivée ou pour la recherche d'un logement,si vous les contactez avant votre départ : 19 BP 501 - Abidjan 19; Diakite Daouba , vice-président, tel (00225)-055900 et 249385 et Gbane Mory, secrétaire général, tel (00225)-900168

Nourriture

Il existe de nombreux supermarchés, vendeurs de rue et petits restaurants bonmarché appelés "maquis".

Au CHU de Treichville les repas sont gratuits pendant les gardes et se prennent à l'internat. Les autres jours ont peut acheter des repas et boissons à la cafeteria du CHU.

Transport

Il y a plusieurs possibilités

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