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4. CARACTERES BIOLOGIQUES
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4.1 PENETRATION DANS LE GLOBULE ROUGE
Les mérozoïtes, libres dans le plasma pendant quelques instants,
doivent pénétrer dans un érythrocyte. Plusieurs antigènes
de ce stade jouent un rôle important dans la pénétration:
trois protéines de surface (Merozoïte Surface Antigens,
MSA I, II et III), plusieurs protéines des rhoptries et une protéine
des micronèmes transférée, lors de la pénétration,
à la surface de l'érythrocyte infecté (Ring-infected
Erythrocyte Surface Antigen, RESA). Ce processus peut être décomposé
en deux phases.
Adhérence
La présence, sur la surface du globule rouge, de récepteurs specifiques
est indispensable pour que le mérozoïte puisse reconnaître
sa cellule hôte. Ces récepteurs sont, dans le cas de P. vivax,
des antigènes de groupes sanguins (glycoprotéines Duffy) et pour
P. falciparum, des glycophorines (acide sialique en particulier). Grâce
à la présence de ligands, le mérozoïte adhère
d'abord par une quelconque partie de sa surface, puis il s'oriente de manière
à ce que son pôle antérieur, qui est porteur des organites
de pénétration, arrive en contact avec la paroi globulaire. Le
contenu des rhoptries est alors déversé sur la membrane externe
du globule rouge, provoquant l'invagination de celle-ci. A l'endroit de la jonction,
de courts filaments sont visibles, unissant la surface de l'érythrocyte,
riche à cet endroit en protéines intra-membranaires, et la surface
du mérozoïte.
Une conséquence pratique de ces observations est que le paludisme à
P. vivax n'existe pas en Afrique centrale et de l'Ouest: environ 85 p.100
de la population y étant Duffy A(-) B(-), leurs globules sont dépourvus
de la protéine de reconnaissance nécessaire à l'attachement
des mérozoïtes de P. vivax.
Pénétration
Le mérozoïte est aspiré par une invagination de la membrane
globulaire qui forme une vacuole "parasitophore" dans l'érythrocyte.
Celle-ci se referme derrière le parasite. Dans ce processus, le rôle
du cytosquelette (chaînes permettant la cohérence et l'élasticité
de la membrane érythrocytaire: spectrine, actine, ankyrine) est évidemment
important. Les ovalocytes, fréquents chez les Mélanésiens
et dont le cytosquelette est altéré, rendant la membrane externe
plus rigide, sont résistants à l'invasion par les mérozoïtes
de P. falciparum.
A l'intérieur du globule rouge parasité,
la fabrication du supplément de membrane (bicouche lipidique) requis
pour former la vacuole parasitophore au moment de la pénétration
entraîne un besoin accru en lipides. Cette membrane est très différente
de la membrane globulaire externe: pas de particules intra-membranaires, pas
de protéines du cytosquelette, croissance forcée accompagnant
l'accroissement de taille du parasite. Doù les modifications du
métabolisme des lipides dans linfection plasmodiale.
P. ovale, P. vivax et P. malariae sont restrictifs dans le choix
de leur cellule hôte. Les deux premiers ont une nette prédilection
pour les réticulocytes et P. malariae préfère les
globules rouges âgés de sorte que les parasitémies dépassent
rarement 1 à 2 p.cent. P. falciparum, au contraire, envahit des
globules rouges de tous âges et peut atteindre des parasitémies
très élevées
4.2 LE PLASMODIUM DANS LE GLOBULE ROUGE
Formes asexuées sanguines
Synthèse d'ADN
L'activité du parasite à l'intérieur de l'érythrocyte
consiste essentiellement en la maturation rapide du stade d'anneau, qui contient
10(exposant -13) g dADN, au stade de schizonte qui en contient 20 (exposant
-12) g. Cela implique une augmentation de 20 fois. Dans cette synthèse
dADN, la voie métabolique partant de l'acide para-aminobenzoïque
et passant par l'acide folique est utilisée, d'où la sensibilité
de ce stade aux sulfamidés et aux antifoliniques du type pyriméthamine
(inhibiteur de la dihydrofolate réductase).
| Remarque. Le régime exclusivement lacté (dépourvu d'acide para-aminobenzoïque) empêche la multiplication des plasmodiums et protège l'hôte. |
Pigment malarien et métabolisme
Le plasmodium ingère plus de 80 p.100 de l'hémoglobine de sa cellule
hôte par pinocytose et par l'action du cytostome, invagination de la membrane
externe entourée de deux anneaux denses. L'invagination progressant,
la fermeture au niveau de la membrane externe la transforme en vacuole alimentaire.
L'utilisation de l'hémoglobine, grâce à des protéases
très spécialisées actives en milieu acide, n'est pas complète.
La globine est scindée en acides aminés, utilisés au même
titre que des acides aminés importés du plasma pour la synthèse
protéique du plasmodium. Lhème libéré de la
molécule est aussitôt oxydé en protoporphyrine ferrique
toxique et inhibitrice des protéases dans le cytoplasme du parasite.
Une polymérisation intervient in situ sous linfluence de lhéme-polymérase
produisant un matériel cristallin insoluble, lhémozoïne
ou pigment malarien qui précipite dans le cytoplasme du parasite au cours
de la maturation. Il est visible au microscope sous forme de grains brun-jaunâtres.
Une hypothèse avancée pour laction des médicaments
du groupe quinoléine est linhibition de la polymérisation
provoquant laccumulation de la protoporphyrine ferrique, toxique pour
le parasite.
Les hémoglobines anormales, HbF impliquée dans les thalassémies
et HbS causant la drépanocytose, seraient plus difficilement utilisables
par P. falciparum au cours de son développement érythrocytaire.
La schizogonie serait perturbée et la virulence du parasite s'en trouverait
diminuée.
| Remarque. L'hémoglobine foetale (HbF) persiste pendant les premières semaines de la vie extra-utérine; elle contribue à protéger le nouveau-né contre les crises graves de paludisme. |
Le plasmodium absorbe également des acides
aminés importés du plasma à travers la membrane globulaire
dont la perméabilité augmente. De plus, il est capable d'en synthétiser
lui-même, à partir des éléments les plus simples,
comme les atomes de carbone du CO2.
| Remarque. Certains auteurs ont prétendu que la malnutrition protéique grave serait "protectrice", le plasmodium privé de certains métabolites essentiels étant freiné dans sa multiplication. |
Le transport du glucose en provenance du plasma
est accéléré au niveau, à la fois, de la membrane
érythrocytaire (dont la perméabilité est par ailleurs augmentée)
et de la membrane plasmatique du parasite grâce à une abondance
de protéines assurant un transport actif du dextrose.
Le plasmodium fabrique une quantité importante de membranes, entourant
les mitochondries, noyaux, cytostome, vacuoles alimentaires, rhoptries. La source
des acides gras semble être le plasma: le globule parasité a en
effet une teneur nettement augmentée en lipides.
Vu l'importance du métabolisme des lipides dans l'infection plasmodiale,
des investigations sont en cours pour déterminer l'importance éventuelle
de l'avitaminose A sur la gravité du paludisme. Cette vitamine liposoluble
ne pourrait-elle pas jouer un rôle dans la défense contre l'infection
et conférer une protection contre les chocs oxydatifs qui l'accompagnent?
Dautre part, les lipides de basse densité joueraient un rôle
important dans le métabolisme des plasmodiums au cours de cette phase
du cycle, doù lhypothèse avancée que linfection
paludéenne protégerait contre les taux élevés de
cholestérol plasmatique.
La déficience en G-6-PD (glucose-6-phosphate déshydrogénase)
freine aussi le développement du parasite qui a besoin de cet enzyme
pour sa maturation.
Figure 12-7 Le plasmodium dans
le globule rouge

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Modifications de l'érythrocyte
Le globule rouge infecté subit des modifications de structure et de taille
qui ne sont pas encore bien comprises. Les granulations de Schüffner (P.
vivax, P. ovale ) sont de petites cavités en rapport avec la membrane
globulaire. Les taches de Maurer (P. falciparum ) sont des évaginations
de la membrane parasitophore, truffées de particules intramembranaires.
Des protubérances ("knobs") apparaissent à la surface
du globule rouge parasité par certaines souches de P. falciparum
; elles seraient responsables de l'adhérence des érythrocytes
parasités à l'endothélium des capillaires et sont constituées
d'accumulation de protéines spécifiques d'espèces, riches
en histidine et de haut poids moléculaire. Laccroissement de taille
est considérable (11 à 12 µm de diamètre) dans les
invasions par P. vivax.
Lérythrocyte infecté passe dune forme biconcave à
une forme globuleuse de sphère crénelée. Sa déformabilité
est diminuée et les protéines de surface sont profondément
modifiées.
Des altérations surviennent dans le contenu de la membrane globulaire
en protéines, hydrates de carbone et lipides, procurant une perméabilité
passive augmentée (influençant peut-être l'accessibilité
aux médicaments) mais également une plus grande fragilité
osmotique. De plus, de nombreux épitopes d'antigènes polymorphiques
de plasmodium sont enchâssés dans la membrane globulaire et induisent
chez l'hôte une réponse immune protectrice.
Les gamétocytes
On ne sait toujours pas à la suite de quel stimulus certains mérozoïtes
vont, après la pénétration dans le globule rouge, devenir
des gamétocytes. La gamétogenèse prend de quatre à
douze jours chez P. falciparum. A maturité, le gamétocyte remplit
le globule rouge et son noyau ne s'est pas divisé. De plus, une différenciation
sexuelle a lieu en mâle et femelle, morphologiquement différents
par la taille du noyau et la colorabilité du cytoplasme.
Ce stade parasitaire doit s'adapter à deux hôtes différents:
sa maturation a lieu chez l'homme, tandis que la fécondation du gamétocyte
femelle par un gamète mâle s'effectue dans l'estomac de l'anophèle.
On sait que l'immunité antiplasmodium diminue le nombre de gamétocytes
viables (c'est-à-dire capables d'évoluer chez l'anophèle).
De plus, les gamétocytes peuvent, dans certaines infections aiguës,
manquer des substances indispensables à leur développement ou
être inhibés par des toxines.
Le fait de produire des gamétocytes ne dépend pas seulement de
l'environnement, c'est aussi une qualité intrinsèque d'une lignée
parasitaire. Il y a de bons et de moins bons producteurs de gamétocytes.
Au laboratoire, lorsqu'on entretient une lignée parasitaire sur l'hôte
vertébré seulement (plasmodiums de rongeurs sur souris par exemple)
en injectant un animal avec le sang parasité de l'animal précédent,
la lignée perd progressivement la faculté de produire des gamétocytes,
devenus inutiles à la survie du parasite dans ces conditions artificielles.
4.3 LE PLASMODIUM CHEZ
L'ANOPHELE
Dès l'arrivée chez l'anophèle, les phénomènes
se bousculent: en 10 minutes, les gamètes mâles sont formés
par exflagellation et prêts à féconder une femelle.
La durée du processus de développement chez le vecteur dépend
de la température ambiante: le moustique devient infectant pour l'homme
à partir du moment où les sporozoïtes, libérés
par les oocystes mûrs sont arrivés dans les glandes salivaires.
Plus la température est élevée, plus courte est la sporogonie
(8 jours à 30°C pour P. falciparum ). En dessous de 18°C et au
dessus de 33°C, le développement de P. falciparum est arrêté
chez le moustique. Les climats chauds facilitent donc la transmission du paludisme.
| Remarque. P. vivax supporte 16°C, ce qui
explique sa répartition géographique. |
Les stades de la sporogonie
Le temps passé par le plasmodium chez l'anophèle peut se décomposer
en trois parties très inégales: fécondation, croissance
des oocystes, libération et migration des sporozoïtes.
Viabilité des gamétocytes
Le nombre de gamétocytes ingérés par le moustique est très
variable. Il suffit de quelques femelles et d'un mâle pour qu'à
l'autre bout du cycle, des centaines de sporozoïtes s'accumulent dans les
glandes salivaires. La viabilité des gamétocytes n'est que de
quelques jours mais chez l'homme infecté, de nouveaux gamétocytes
sont produits à la fin de chaque schizogonie, cest-à-dire
toutes les 48 heures (72 heures pour P. malariae).
Fécondation et formation des ookinètes
Exflagellation des gamètes mâles, fécondation, formation
de l'ookinète et sortie de l'estomac prennent environ 24 heures. Les
ookinètes doivent pouvoir adhérer aux cellules de la paroi stomacale
et les traverser impunément. Ceux qui réussissent à sortir
de l'estomac se transforment en oocystes.
On peut, au laboratoire, réaliser la fécondation in vitro des
gamétocytes femelles prélevés dans le sang d'un sujet infecté.
Les ookinètes obtenus, offerts au moustique dans un repas artificiel,
poursuivent leur évolution et sortent de l'estomac à condition
que l'espèce d'anophèle convienne (adaptation du parasite à
son hôte).
Maturation des oocystes
La croissance de l'oocyste prend de 4 à 21 jours selon la température
ambiante dans laquelle se trouve l'anophèle. Plusieurs centaines de sporozoïtes
sont formés, à partir de la cellule initiale de l'uf fécondé,
à l'intérieur de la paroi de l'oocyste alors que le diamètre
passe de 8 à 65 µm. On ne sait pas de quelles substances se nourrit
l'oocyste en cours de maturation.
L'anophèle porteur d'oocystes peut se nourrir exclusivement de solution
glucosée ou prendre des repas sanguins, sans que cela influence le rendement
ni le rythme de la maturation.
Cest le seul stade dont la culture in vitro n'a pas encore été
réussie.
Libération des sporozoïtes et migration vers les glandes salivaires
Les sporozoïtes, libérés dans l'hémolymphe par l'éclatement
des oocystes situés autour de l'estomac, se dirigent vers le thorax où
ils se concentrent, en 24 heures, dans les cellules des acini des glandes salivaires.
Ils peuvent y rester entreposés pendant plusieurs jours, jusqu'à
2 ou 3 semaines, sans perdre leur viabilité c'est-à-dire leur
capacité, une fois injectés dans la circulation de l'hôte
vertébré, de pénétrer dans un hépatocyte
et d'y produire un schizonte pré-érythrocytaire. Ici encore, une
migration réussie et une survie longue dans les cellules des glandes
salivaires sont tributaires d'une bonne adaptation à l'hôte invertébré.
Les sporozoïtes acquièrent leur viabilité une fois sortis
de loocyste, en même temps quest synthétisée
la protéine circumsporozoïtique, épais manteau antigénique
spécifique du stade. Cette protéine a été isolée
et sa structure est connue. Certains de ses épitopes ont servi, dans
les années quatre-vingt, aux premiers essais, infructueux, de vaccination
antipaludique. Dautre part, des anticorps monoclonaux spécifiques
sont utilisés dans un test ELISA pour la repérer dans les moustiques
capturés sur le terrain.
Le nombre de sporozoïtes injectés lors d'une piqûre est très
variable, en général de quelques dizaines à quelques centaines.
Dans le modèle expérimental du paludisme de rongeurs (P. berghei)
, le nombre de sporozoïtes contenus dans les glandes salivaires des anophèles
infectés peut atteindre plus de 20.000 et le nombre minimal de sporozoïtes
nécessaire pour induire à coup sûr une infection chez un
rongeur réceptif est de l'ordre de 50.
Adaptation du plasmodium à son vecteur
On peut le constater, le développement des différentes phases
de la sporogonie nécessite une adaptation, réalisée au
cours de l'évolution, d'une lignée parasitaire donnée à
une espèce d'anophèle. Anopheles atroparvus (européen)
transmet facilement P. falciparum du Sud de l'Europe mais très
difficilement une souche de P. falciparum provenant d'Afrique centrale.
D'autre part, il est possible, dans une population anophélienne, de sélectionner
au cours de plusieurs générations, des femelles très sensibles
ou au contraire des femelles réfractaires à une population parasitaire
(c'est-à-dire à l'hébergement des gamétocytes et
de leurs activités).
Les caractères biochimiques responsables de l'adaptation sont actuellement
l'objet de recherches actives au niveau des récepteurs de l'estomac des
insectes et des protéines de reconnaissance de l'ookinète.
4.4 LA SCHIZOGONIE PRE-ERYTHROCYTAIRE
Le contraste est frappant entre la léthargie des sporozoïtes en
place dans les glandes salivaires de l'anophèle et l'activité
déployée par ces mêmes parasites, une fois arrivés
dans l'organisme de l'hôte vertébré (une heure, au maximum,
dans la circulation sanguine et de 6 à 15 jours dans un hépatocyte
pour produire un schizonte à 20.000 noyaux).
Pénétration dans l'hépatocyte
La protéine circumsporozoïtique joue un rôle dans la reconnaissance
de la surface de l'hépatocyte. On retrouve en effet des traces de cette
protéine à la surface des hépatocytes infectés.
Un rôle actif de transport des sporozoïtes vers l'hépatocyte
a été attribué aux cellules de Küpffer.
Schizogonie pré-érythrocytaire et hypnozoïtes
Deux espèces présentent un développement pré-érythrocytaire
rapide, provenant d'une population de sporozoïtes homogène se développant
dans les hépatocytes en 6 jours (P. falciparum) et en 15 jours
(P. malariae). Passés ces délais, il n'y a plus de parasites
dans le foie (en l'absence de nouvelle inoculation de sporozoïtes).
Pour les deux autres, P. vivax et P. ovale, les sporozoïtes
injectés par le moustique constituent un mélange de deux populations.
Les uns atteignent le stade de schizonte mûr rapidement (9 jours) dans
les hépatocytes tandis que les autres entrent en léthargie dès
leur entrée dans lhépatocyte. Ils restent inchangés
(hypnozoïtes), avant de poursuivre leur développement pour atteindre
la maturité après des périodes allant de 1 à 18
mois, de sorte que l'envahissement du sang est différé d'autant.
Les hypnozoïtes sont à l'origine des rechutes de paludisme, accès
aigus survenant longtemps après la piqûre infectante.
Il est probable que P. vivax, adapté aux pays tempérés
où lhibernation est problématique chez le moustique, aurait
trouvé le moyen dhiberner dans le foie et de ressortir dans le
sang lorsque les moustiques ont repris leur activité, dans le courant
de lété de lannée suivante.
Au cours de la schizogonie hépatique, des antigènes spécifiques
de ce stade, liés à des molécules du complexe majeur dhistocompatibilité
(CMH) de classe 1, sont exprimés à la surface des hépatocytes
infectés et sont la cible des lymphocytes T cytotoxiques (T CD8+).