- 1. Définition
- 2. Etiologie
- 3. Aspects physio-pathologiques
- - BPCO
- - tumeurs solides
- 4. Stratégie diagnostique
- - rentabilité
- - limitations
- - facteurs prédictifs
- 5. Le sujet agé: particularités
- 6. Evolution - pronostic
- 7. Conclusions
Perte de poids involontaire, documentée** de >= 5 % du poids corporel habituel, au cours des 6 derniers mois** documentée :
- objectivé lors du suivi médical
- ou
- corroboré par entourage, modifications vestimentaires, des chiffres précis cités par le patient
- En fait, 50 % des patients n'ont pas de perte pondérale.
- La perte de poids non vérifiée est un prédicteur de l'absence de maladie organique.
- à l'exclusion de
- perte de poids insuffisamment documentée
- amaigrissement volontaire
- cancer connu
- diurétique
Organique
- alcool - drogues
- mécanique : dentition, ulcérations buccales
- médications
- malabsorption
- autres causes digestives : oesophagite, ulcus
- causes neurologiques
Psychogénique
- dépression
- anxiété
- anorexie mentale
- hyperthyroïdie
- diabète
- Néoplasmes
- bronchique, gastrique, pancréatique, lymphome, leucémie
- Infections
- SIDA, tuberculose, parasitoses...
- Hépatopathies
- Insuffisance rénale
- Malabsorption
- Endocrinol / Métabol
- Addison, panhypopituitarisme
- Hématologique
- A.P.
- Cachexie cardiaque
- Insuffisance respiratoire
amaigrissement est un signe de mauvais pronostic, imparfaitement corrélé avec le degré d'obstruction bronchiquefréquence : >1/3 des sujets avec altération fonctionnelle marquée : VEMS < 35 % valeurs prédites.
mécanismes
- 1 - les besoins énergétiques accrus sont plus difficilement couverts :
- interaction mastication, déglutition, remplissage gastrique avec la fonction respiratoire
- 2 - augmentation de la dépense énergétique:
- augmentation du métabolisme basal lié à un accroissement du travail musculaire
- rôle de la stimulation adrénergique ?
- rôle des cytokines : T.N.F., IL1, IL2 ?
traitement
augmentation de l'apport énergétique : graisses > H.C.
diminution de l'apport
- modification goût
- contractions et secrétions T.D.
- modifications métabolites circulants : glucose, AA; NEFA
- limitations fonctionnelles
- effets secondaires traitement
augmentation des dépenses énergétiques :
- stimulation hormones stress : C.A., glucocorticoïdes
- cytokines : T.N.F., IL1, IL6
- prostaglandines
arguments expérimentaux en faveur d'un rôle important de la stimulation adrénergique
Signes Physiques
aucun
19 %
hépatomégalie
18 %
cachexie
12 %
bruits respiratoires adventices
10 %
synovite
7 %
ictère
6 %
pâleur
6 %
anomalies thyroïdiennes
anomalies neurologiques
douleur locale
combinaison
25 %
Remarques
modifications mode de vie ?.
- certaines affections ne modifient pas l'examen physique:
- cancer bronchique
- cancer pancréas
- lymphome
- Addison
- les diagnostics difficiles :
- causes médicamenteuses
- alcoolisme
- anorexie mentale
- dépression
Mise au point efficacité et rentabilité
- Marton et al. Ann.Int.Med. 1981, 95, 568-74
Rabinovitz et al. Arch.Intern.Med. 1986, 146, 186-7
Incidence :
2,8 % de patients hospitalisés (n = 5461)
1/3 : amaigrissement = plainte principale.
1/2 : + symptomatologie spécifique.
3/4 : + symptomatologie non spécifique : fièvre, asthénie, anxiété, anorexie
Méthodologie
investigations de base
- anamnèse
- ex. clinique
- biologie : sang, urines, Gaiac
- R.X. Thorax
- mise au point individualisée selon les plaintes
Follow-up : >= 1 an
Marton 1981:
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Cause non physique |
35% |
|
Cause physique |
65% |
Variation du poids "idéal" en fonction de l'âge
hyperthyroïdie
: 15-25 % surviennent > 60 ans. Anorexie, amaigrissement, fonte
musculaire
troubles
psychiatriques :
dépression :
- 15 à 25 % des sujets âgés, > si institution.
- diminue aussi le self-care.
- exclure troubles carentiels primairs : folate, B12 qui miment la dépression
démence :
- > 65 ans : 4,5 % forme sévère; 10 % forme légère à modérée
- Alzheimer, multi-infarct
- exclure déficits vitaminiques ou électrolytiques qui peuvent mimer : folate, B12, B1, niacin, riboflavine
réduction
des capacités
fonctionnelles
facteurs
socio-économiques
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Favorable |
Défavorable |
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Cause non physique |
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Cause physique |
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Cause non physique |
Cause physique |
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Favorable |
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Défavorable |
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1 - Une mise au point extensive à la recherche d'une étiologie organique est rarement nécessaire. Chez les patients avec une étiologie organique d'amaigrisement, l'anamnèse et les données de l'examen physique et des résultats biologiques courants orientent adéquatement le clinicien
2 - L'amaigrissement est un symptôme tardif en cas de maladie sérieuse. Le mythe de la petite tumeur cachée et responsable d'un amaigrissement n'est pas vérifié
3 - Dans > 95 % des cas, le diagnostic correct est posé au terme de la mise au point initiale
4 - Si l'évaluation initiale est négative, une expectative armée vaut mieux que la recherche exhaustive d'une néoplasie cachée
créé en mars 1994
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